mercredi 11 novembre 2015

Pont 1940

  Au moment où on discute de la rénovation du vieux pont de La Charité (16 ème siècle.)  et de l'implantation d'une passerelle accrochée  au pont routier (et où on parle aussi de réfugiés).. voici un petit retour vers le passé..

   Le 16 juin 1940, à la Charité  les armées françaises battent en retraite.Le pont de la Charité est encore tenu par une compagnie de tirailleurs marocains, plusieurs éléments des Régiments Régionaux et trois blindés lourds Renault.Le Lieutenant-colonel de Sansal, qui dirige les troupes françaises, fait sauter le pont à 18 heures et se replie pour organiser la défense sur le pont du canal latéral.
 Devant les troupes allemandes   ont fui  les populations des zones envahies, notamment les Belges  arrivant en masse et que la Croix Rouge  tente tant bien que mal d'accueillir et de guider. (La France avait préparé des fléchages pour aider les Belges et des centres d’accueil pour Belges et Luxembourgeois. On en voit une illustration  sur le pylone)



D'impressionnantes files  de voitures sombres , immatriculées, avec des numeros rouges sur fond blanc,  se dirigaient vers la Loire, venant du Nord par la RN 77 (Sedan-Nevers) puis la 151 à partir de Auxerre, pour passer le fleuve à La Charité  ou  à Nevers  en direction du sud.












  A peine arrivées  ,les troupes du Génie de l'occupant mettent en place une passerelle provisoire en bois pour continuer leur progression. (les fantassins et motocycles peuvent franchir le pont dès le lendemain)





   Sur le parapet la plaque Route Bleue est là, qui guide toujours les touristes vers la Côte d'Azur , comme  si elle attendait le retour de jours meilleurs.

3 commentaires:

  1. Merci pour cette très intéressante page d'histoire de la Nièvre, de la RN7, de la LOIRE...

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  2. Mon grand-père, parti de Cosne, dût franchir la Loire à Decize pour se rendre de l'autre côté, dans une maison que sa famille possédait à Chézy (Allier). Ils étaient entassés à 10 dans leur Rochet-Schneider des années 1925. Au retour, quelques semaines plus tard, ils ont dû repasser la Loire à Nevers, puisque je conserve un laisser-passer allemand tamponné "Sermoise".

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    1. Lepont de Nevers n'avait pas été détruit... j'en parlerai dans quelque temps...

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