jeudi 8 octobre 2026

Tranchant

 


  Le taillandier fabriquait des outils tranchants comme les ciseaux, cisailles, haches , serpes...pour artisans et bûcherons, serpes pour agriculture et vigne. Ce métier s'exerce dans une taillanderie, souvent actionnée par la force hydraulique des moulins à eau, ici vers 1900, le long de l'Armance.




samedi 3 octobre 2026

Un américain à Coulanges

 

     Né près de Nevers en  1832, Jean Priot est instruit chez les Pères.  A 18 ans il déménage à Paris pour y faire son apprentissage comme tailleur. Une  de ses connaissances, émigrée à la Nouvelle-Orléans , le pousse à venir s’installer aux États-Unis. Mais une fois sur place, il n'y trouve pas de travail. Il choisit alors de partir pour Dallas au Texas et est  ainsi l’un des tout premiers à rejoindre la colonie fouriériste  de La Réunion. Toujours  faute de clientèle, il doit se reconvertir à l'agriculture. 
    Resté à Réunion jusqu’au début de la guerre de Sécession, Jean Priot est ensuite un employé rémunéré de l’armée confédérée. Il épouse Léontine Frichot,  la fille d’un autre colon fouriériste. A la fin de la guerre, , il s’installe avec son épouse à Dallas. Ils auront  quatre enfants, deux garçons morts en bas age, Ernest (mort à  vingt ans le en  1880), et Ernestine (décédée le en janvier 1937).
   A la fin des années 1860, Jean Priot associé avec la famille  de son beau père monte une briqueterie. Tous adhérèrent à la section française n° 46 de l’AIT   (l'Association internationale des travailleurs, nom officiel de la Première Internationale), le nom de J. Priot apparait dans la liste de ceux qui versèrent leur contribution à la caisse des grévistes du Nord de la France en 1872. 
 
  Jean Priot construisit plus tard sa propre briquèterie à Dallas . Exproprié et indemnisé, il se réinstalle au croisement de Flora street et Allen street. Il cesse ses activités en 1882, six ans après le décès de sa femme, en août 1876. En 1884, à l'age de 52 ans Jean Priot liquide une partie de ses avoirs à Dallas, et repart en France où il se fait construire cette villa de style particulier au Pont-Patin, à Coulanges-les-Nevers, tout à côté de son lieu de naissance. 

état en 2025



 



   Il y réside de 1886 à 1906, cultivant un verger et produisant son vin. Il retourne quatre fois aux États-Unis durant cette période et, en 1906, il choisit de se réinstaller définitivement au Texas . Décédé le 9 septembre 1908, il est inhumé aux côtés de son épouse au Greenwood Cemetery de Dallas.




Partie de la façade qui aurait  été exposée en 1900 à l'exposition de Paris