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vendredi 23 janvier 2026

samedi 7 octobre 2023

Murgers

 

La ferme des Murgers en 1925



 Le domaine des Murgers, actuellement sur la Commune de Varennes-Vauzelles,est propriété de l'Hôtel-Dieu de Nevers  depuis 1598 , et atteint sa surface maximum à la fin du 18ème siècle, avec 128ha de terres plus quelques vignes . Les terres sont  "louées"  à des fermiers  qui s'acquittent de leur loyers essentiellement sous forme de produits agricoles.


  

 A partir du 19ème siècle,  le domaine des Murgers est progressivement  grignoté . En 1858,  puis 1862, le réseau du P.L.M. achète  un peu plus de 4 ha pour y construire les lignes de chemin de fer  Nevers- Moret  (via la Charité, Gien, et Montargis)   et Nevers-Auxerre ( via Clamecy) .

 En 1920 la CGPEM - les ateliers de Vauzelles-  en achètent 3 ha pour y  construire une partie de la cité cheminote du PLM. Puis 8ha sont vendus en 1934  comme part du terrain de l'aéroport de la Sangsue.

  En 1939 le Ministère de l'air réquisitionne puis achète en 1942  via les Ponts et Chaussées les 15ha du site de la    Centrale N.

 La ferme des Murgers à servi au début de la guerre de 39-45 de lieu d'internement  pour les étrangers "ennemis" originaires  surtout d'Allemagne  et d'Autriche .  Selon certaines sources  l'écrivain et philosophe Walter Benjamin y aurait séjourné  entre  début septembre 1939  et 23 novembre dans des conditions précaires.

   En 1943, 16ha sont ensuite distraits de l'ensemble pour y installer le  nouveau cimetière de l'Aiguillon. 
    Un artisan boucher  devient propriétaire des 59ha de la zone dite "du Domaine" ou "de la Réserve" en 1957, et les propriétaires actuels , la famille de Coligny se rendent acquéreurs  en 1959 de la dernière parcelle d'une surface de 20ha appartenant encore à l'Hôtel-Dieu ( devenu entre-temps l'Hôpital) de Nevers, celle dite "du Château", dont ils étaient déjà les fermiers. 

de nos jours



mardi 27 juin 2023

De passage à Cosne

 ...il y a 80 ans.


 le 27 juin 1943   l'express  1011-- 1111 Paris- St Etienne /Clermont Ferrand à Cosne 






vendredi 26 mai 2023

1943

 


 En 1943, le collège de  jeunes filles  est implanté rue de l'Oratoire (aujourd'hui rue Marguerite Duras)

vendredi 23 septembre 2022

Vendanges 1943

 



Les Loges , hameau de Pouilly sur Loire



Le millésime 1943, comme celui de 2022 est marqué par la chaleur et la sécheresse. 

dimanche 22 novembre 2020

Modèles réduits



  En 1943, pendant la guerre et l'occupation allemande  , l'Aéro-club du Nivernais voit son activité vol réduite à zéro. L'aérodrome de la Sangsue est neutralisé et il n'y a plus d'essence... Reste l'activité aéromodélisme 

collection personnelle


Les maquettes reproduisent les avions français d'avant guerre, comme le le Caudron Rafale ou ce qui ressemble ( en bas au centre, avec juste  la structure apparente) à un hydravion Latécoère 298

vendredi 31 janvier 2020

Union Nivernaise

 

   L'Union Nivernaise  (ou Union Nivernaise des Syndicats Agrigoles) est fondée en 1906  par le Chanoine Picq , directeur des Oeuvres du  Diocése  de Nevers. C'est à la fois une coopérative d'achats groupés et une société de secours mutuel ( maladie, accident,...) , ancêtre de la Mutualité Sociale Agricole. Cette organisation est profondément catholique et sera toujours considérée  par les forces politiques radicales et socialistes comme une bande de propagandistes aristocrates et calotins.

 Il faut avouer que chaque "meeting" de l'Union Nivernaise, qui draine chaque fois plus de 1000 personnes et s'accompagne d'un banquet traditionnel, est précédé et parfois suivi de forces messes, drivés par les religieux et nobles locaux, comme le vicomte de Soultrait  et le comte de Damas.



À partir de 1919, pour encourager la natalité après le massacre de 1914-18, l'État et quelques entreprises commencent  à  proposer des suppléments salariaux à leurs salariés chargés de famille.... ce qui- par effet pervers-  limite l'embauche de ces salariés plus coûteux que les autres.
 Quelques entreprises pionnières créent alors des caisses de compensation financées par l'ensemble des salariés. La loi du 11 mars 1932 généralise ce système en rendant obligatoire l'adhésion des entreprises à une caisse de compensation. Ce système prototype des allocations familiales esttrès lent à se mettre en place dans le milieu agricole et il faut la loi d'aout 1936 du Front Populaire ( encore lui...)  pour préciser l'étendue des obligations des employeurs. L'Union Nivernaise récupère alors une partie de la gestion de la Caisse d'Allocations Familiales Mutuelles Agricoles.





  Le batiment principal , encore très visible rue de la Passière à Nevers , a été reconstruit en 1931 alors que  l'Union Nivernaise est à l'apogée de son influence et fédère plus de 10 000 agriculteurs.
Le syndicat édite aussi un bimensuel éponyme, successeur du mensuel Bulletin de l'Union Nivernaise des Syndicats et Mutualités , qui paraissait  depuis 1906.


  En 1943, le gouvernement de Vichy fusionne les différentes sociétés et organismes de secours mutuels et d'allocations familiales départementaux. L'ensemble prend le nom de Caisse mutuelle d'assurances sociales agricoles du département le la Nièvre,  et la Caisse d'allocations familiales de l'Union Nivernaise prend la dénomination de Caisse mutuelle d'allocations familiales' agricoles du département de la Nièvre.



  A partir de ce moment (et quand les marchandises seront de nouveau disponibles...) l'Union Nivernaise  se recentrera sur son activité de coopérative agricole.




samedi 31 août 2019

Tertiaire Bernamont



 
     Faustin Bernamont est né en 1869,à Sainte-Marie-Kerque, près de Calais.
     Après ses études de pharmacie, il s'établit d'abord  à Tourcoing.
     Il se marie en 1898  avec  Marguerite Tibeauts, de qui il aura neuf enfants (quatre garçons et cinq filles).


    Dans son officine trône une caisse enregistreuse  (la première installée  dans la ville ) qui calcule non seulement les recettes du jour, mais aussi les primes de fidélité offertes aux clients . Ce système de  primes pour tout achat lui amène une clientèle considérable. En 1908, il lance  la Tisane des Pères Français puis, en 1911, les  Pastilles de Sœur Louise.
On comprend que Bernamont est très pieux...  Il est " Tertiaire", au sens religieux du terme, c'est à dire un membre  d'un tiers-ordre, association de fidèles s'inspirant dans leur vie de la règle d'un ordre religieux ( sauf la chasteté , je présume..)  : ici, celui des  Franciscains . Fondé au 13ème siècle, et devenu depuis 1978 l'Ordre des Franciscains séculiers, c'est  le plus important en nombre avec ses 500 000 membres.


la Famille Bernamont  vers 1920. Manque le fils ainé, Marcel, qui est à l'armée à Dunkerque.


 Il fait sa publicité par voie d'affiche, sur les tramways... et étend son commerce sur tout le Nord, la Picardie et la région de Rouen.
 En 1914... patatras : c'est la guerre . Comme père de sept enfants, Bernamont est dispensé de service mais il ne peut  rejoindre sa ville de Tourcoing, située en zone envahie par les Allemands. Entre 1914 et 1916, c'est donc son épouse qui, aidée de deux emballeuses,  tient le commerce , avant de rejoindre son mari à Paris.
  M. Bernamont, qui doit tout redémarrer,  cherche alors  à reprendre  une affaire importante . Il jette  son dévolu sur la  pharmacie Coupechoux à Nevers, rue du Commerce.


 Appliquant les mêmes recettes qu'à Tourcoing, notamment un recours intensif à la publicité et la commercialisation de ses "spécialités",  il voit son chiffre d'affaire augmenter de  40% dès la première année...et le succès ne se démentira pas durant les décennies suivantes.




publicité Bernamont parue dans le quotidien La Croix 

entre 1928 et 1935



 




lundi 7 mai 2018

Rationné



Pendant la guerre, on trouve pas de gaz dans n'importe quelle supérette... comme pour le reste il faut se procurer auprès des autorités le ticket de rationnement qui  va bien... quand il y en a!


mardi 27 juin 2017

Cosne , 2 minutes d'arrêt.




  Le 27 juin 1943 une Pacific au crochet de  l'express 1011-- 1111  Paris  - St Etienne /Clermont Ferrand  marque l'arrêt à Cosne sur Loire .
  La tranche pour Saint Etienne sera  séparée du reste de la rame à Saint- Germain des Fossés et reprise par une Mikado PLM

  Pendant toute cette année 1943, les  F. T. P., de La Charité   dirigés par le Commandant Genet s'attaquent aux trains de permissionnaires  allemands.  la technique la plus répandue est le déboulonnage des rails. La ligne de Paris est souvent coupée dans le secteur Pouilly-La Charité (à Tracy-Sancerre, Mesves-Bulcy.)...mais c'est en 1944, les escarmouches  devenant  des  sabotages organisés et  les bombardements alliès s'intensifiant, que  la voie est coupée à de multiples endroit entre  Moret-les-Sablons et Nevers : à la sortie de la guerre les trains qui  mettaient presque 8 heures pour relier  Paris  à Clermont étaient déviés par Vierzon... .