mercredi 29 juillet 2026
vendredi 23 janvier 2026
samedi 7 octobre 2023
Murgers
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La ferme des Murgers en 1925 |
A partir du 19ème siècle, le domaine des Murgers est progressivement grignoté . En 1858, puis 1862, le réseau du P.L.M. achète un peu plus de 4 ha pour y construire les lignes de chemin de fer Nevers- Moret (via la Charité, Gien, et Montargis) et Nevers-Auxerre ( via Clamecy) .
En 1920 la CGPEM - les ateliers de Vauzelles- en achètent 3 ha pour y construire une partie de la cité cheminote du PLM. Puis 8ha sont vendus en 1934 comme part du terrain de l'aéroport de la Sangsue.
En 1939 le Ministère de l'air réquisitionne puis achète en 1942 via les Ponts et Chaussées les 15ha du site de la Centrale N.
La ferme des Murgers à servi au début de la guerre de 39-45 de lieu d'internement pour les étrangers "ennemis" originaires surtout d'Allemagne et d'Autriche . Selon certaines sources l'écrivain et philosophe Walter Benjamin y aurait séjourné entre début septembre 1939 et 23 novembre dans des conditions précaires.
mardi 27 juin 2023
vendredi 26 mai 2023
1943
En 1943, le collège de jeunes filles est implanté rue de l'Oratoire (aujourd'hui rue Marguerite Duras)
vendredi 23 septembre 2022
Vendanges 1943
dimanche 22 novembre 2020
Modèles réduits
En 1943, pendant la guerre et l'occupation allemande , l'Aéro-club du Nivernais voit son activité vol réduite à zéro. L'aérodrome de la Sangsue est neutralisé et il n'y a plus d'essence... Reste l'activité aéromodélisme
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| collection personnelle |
vendredi 31 janvier 2020
Union Nivernaise

L'Union Nivernaise (ou Union Nivernaise des Syndicats Agrigoles) est fondée en 1906 par le Chanoine Picq , directeur des Oeuvres du Diocése de Nevers. C'est à la fois une coopérative d'achats groupés et une société de secours mutuel ( maladie, accident,...) , ancêtre de la Mutualité Sociale Agricole. Cette organisation est profondément catholique et sera toujours considérée par les forces politiques radicales et socialistes comme une bande de propagandistes aristocrates et calotins.
Il faut avouer que chaque "meeting" de l'Union Nivernaise, qui draine chaque fois plus de 1000 personnes et s'accompagne d'un banquet traditionnel, est précédé et parfois suivi de forces messes, drivés par les religieux et nobles locaux, comme le vicomte de Soultrait et le comte de Damas.
À partir de 1919, pour encourager la natalité après le massacre de 1914-18, l'État et quelques entreprises commencent à proposer des suppléments salariaux à leurs salariés chargés de famille.... ce qui- par effet pervers- limite l'embauche de ces salariés plus coûteux que les autres.
Quelques entreprises pionnières créent alors des caisses de compensation financées par l'ensemble des salariés. La loi du 11 mars 1932 généralise ce système en rendant obligatoire l'adhésion des entreprises à une caisse de compensation. Ce système prototype des allocations familiales esttrès lent à se mettre en place dans le milieu agricole et il faut la loi d'aout 1936 du Front Populaire ( encore lui...) pour préciser l'étendue des obligations des employeurs. L'Union Nivernaise récupère alors une partie de la gestion de la Caisse d'Allocations Familiales Mutuelles Agricoles.

Le batiment principal , encore très visible rue de la Passière à Nevers , a été reconstruit en 1931 alors que l'Union Nivernaise est à l'apogée de son influence et fédère plus de 10 000 agriculteurs.
Le syndicat édite aussi un bimensuel éponyme, successeur du mensuel Bulletin de l'Union Nivernaise des Syndicats et Mutualités , qui paraissait depuis 1906.
En 1943, le gouvernement de Vichy fusionne les différentes sociétés et organismes de secours mutuels et d'allocations familiales départementaux. L'ensemble prend le nom de Caisse mutuelle d'assurances sociales agricoles du département le la Nièvre, et la Caisse d'allocations familiales de l'Union Nivernaise prend la dénomination de Caisse mutuelle d'allocations familiales' agricoles du département de la Nièvre.
A partir de ce moment (et quand les marchandises seront de nouveau disponibles...) l'Union Nivernaise se recentrera sur son activité de coopérative agricole.
samedi 31 août 2019
Tertiaire Bernamont
Faustin Bernamont est né en 1869,à Sainte-Marie-Kerque, près de Calais.
Après ses études de pharmacie, il s'établit d'abord à Tourcoing.
Il se marie en 1898 avec Marguerite Tibeauts, de qui il aura neuf enfants (quatre garçons et cinq filles).
Dans son officine trône une caisse enregistreuse (la première installée dans la ville ) qui calcule non seulement les recettes du jour, mais aussi les primes de fidélité offertes aux clients . Ce système de primes pour tout achat lui amène une clientèle considérable. En 1908, il lance la Tisane des Pères Français puis, en 1911, les Pastilles de Sœur Louise.
On comprend que Bernamont est très pieux... Il est " Tertiaire", au sens religieux du terme, c'est à dire un membre d'un tiers-ordre, association de fidèles s'inspirant dans leur vie de la règle d'un ordre religieux ( sauf la chasteté , je présume..) : ici, celui des Franciscains . Fondé au 13ème siècle, et devenu depuis 1978 l'Ordre des Franciscains séculiers, c'est le plus important en nombre avec ses 500 000 membres.
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la Famille Bernamont vers 1920. Manque le fils ainé, Marcel, qui est à l'armée à Dunkerque. |
Il fait sa publicité par voie d'affiche, sur les tramways... et étend son commerce sur tout le Nord, la Picardie et la région de Rouen.
En 1914... patatras : c'est la guerre . Comme père de sept enfants, Bernamont est dispensé de service mais il ne peut rejoindre sa ville de Tourcoing, située en zone envahie par les Allemands. Entre 1914 et 1916, c'est donc son épouse qui, aidée de deux emballeuses, tient le commerce , avant de rejoindre son mari à Paris.
M. Bernamont, qui doit tout redémarrer, cherche alors à reprendre une affaire importante . Il jette son dévolu sur la pharmacie Coupechoux à Nevers, rue du Commerce.
Appliquant les mêmes recettes qu'à Tourcoing, notamment un recours intensif à la publicité et la commercialisation de ses "spécialités", il voit son chiffre d'affaire augmenter de 40% dès la première année...et le succès ne se démentira pas durant les décennies suivantes.
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publicité Bernamont parue dans le quotidien La Croixentre 1928 et 1935 |

lundi 7 mai 2018
Rationné
Pendant la guerre, on trouve pas de gaz dans n'importe quelle supérette... comme pour le reste il faut se procurer auprès des autorités le ticket de rationnement qui va bien... quand il y en a!
mardi 27 juin 2017
Cosne , 2 minutes d'arrêt.
Le 27 juin 1943 une Pacific au crochet de l'express 1011-- 1111 Paris - St Etienne /Clermont Ferrand marque l'arrêt à Cosne sur Loire .
La tranche pour Saint Etienne sera séparée du reste de la rame à Saint- Germain des Fossés et reprise par une Mikado PLM
Pendant toute cette année 1943, les F. T. P., de La Charité dirigés par le Commandant Genet s'attaquent aux trains de permissionnaires allemands. la technique la plus répandue est le déboulonnage des rails. La ligne de Paris est souvent coupée dans le secteur Pouilly-La Charité (à Tracy-Sancerre, Mesves-Bulcy.)...mais c'est en 1944, les escarmouches devenant des sabotages organisés et les bombardements alliès s'intensifiant, que la voie est coupée à de multiples endroit entre Moret-les-Sablons et Nevers : à la sortie de la guerre les trains qui mettaient presque 8 heures pour relier Paris à Clermont étaient déviés par Vierzon... .
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