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vendredi 13 mars 2026

Trois listes...

 ... des candidats aux élections municipales de 1965 à Nevers.

 
       La liste de "presque union de la gauche" menée par le communiste  Raymond Bussière (futur maire de Fourchambault) avec ses soutiens  SFIO  et PSU.



    Une partie dissidente des "socialistes ", menés par ...Louis Mermaz, futur président de l'Assemblée National et plusieurs fois ministres , parachuté  à Nevers en lieu et place de François Mitterrand qui se concentre sur les les présidentielles de décembre 1965. On y voit des noms connus, comme ceux de Jean -Pierre Harris , prof de Philo au lycée de Nevers, Jacques Roca vendeur de motos ou Charles Lyron  producteur du Négus..




     ...sans oublier  le sortant, Jean - Louis Ramey.

vendredi 20 février 2026

Conseil municipal de Nevers

 

... en 1885


    Ayant parfaitement perçu que l'antagonisme entre modérés et radicaux (et d'abords entre leurs dirigeants) peuvent faire courir un grave risque d’échec lors du prochain scrutin majeur, celui des législatives de 1885,  Victor Locquin, conseiller démissionnaire  fait paraître en février 1885 une petite brochure intitulée, "Les Républicains de la Nièvre devant le scrutin de liste : appel à la concorde" où il souhaitait une réconciliation entre les deux fractions des gauches. Il énonçait d’ailleurs une vérité : 
« Est-il vrai d’ailleurs que les principes qui règlent la conduite des lecteurs du Patriote et de ceux de la Nièvre républicaine soient si différents les uns des autres ? 
Les uns veulent la réalisation immédiate, complète ou radicale de leurs idées ; ils ne sauraient attendre et disent volontiers : « tout ou rien ! ». 
Les autres partagent l’œuvre à réaliser en tâches successives et mettent plutôt en pratique le proverbe : « à chaque jour suffit sa peine ». Eh bien ! nous le demandons à tous ? Sont-ce là des raisons suffisantes pour empêcher tout rapprochement entre les hommes ? »

dimanche 29 décembre 2019

La bombe du curé


source: Archives départementales de la Nièvre



  Ce dessin est publié dans "L'Observateur du Centre" paru le mardi 3 mai 1904.  

  On y voit trois curés hilares portant des bulletins pour le maire sortant Hippolyte  Pigalle et  son premier adjoint, Joseph Parent. Aux élections municipales, la liste conservatrice vient de  devancer la liste de gauche menée par  les radicaux-socialistes et les socialistes.

  Le journal, organe de la Fédération Socialiste de la Nièvre, déclare que la municipalité Pigalle vient de triompher avec une majorité si étroite qu'il a fallu  "l’appoint de 142 curés sortis de toutes les paroisses et du séminaire pour vaincre. Les électeurs patentés de Nevers sont donc prévenus à nouveau que les décisions de leur municipalité seront celles des vieux garçons enjuponnés qui n’ont aucune charge de famille ou de commerce".

   Mais le triomphe de Pigalle ne dure pas. Le mois suivant ,dans une maison close de la rue Aublanc située près d'un couvent de Carmélites, et en compagnie d'un commandant de gendarmerie, du  substitut du procureur, de deux conseillers du préfet, et du  secrétaire général de la préfecture,  le très calotin  maire  réélu de Nevers  est aperçu en train d'asperger de champagne une prostituée de luxe surnommée l'Oiseau Bleu.
   Les réseaux sociaux de l'époque s'emparent  immédiatement de cette information  croustillante, et la diffusent dans tout le pays.
  Emile Combes, président du conseil et pilier  de la future séparation de l'Eglise et de l'Etat, se saisit du prétexte pour limoger l'édile  «pour action incompatible avec la dignité du premier magistrat de la cité». C'est la fameuse affaire dite "de la bombe"... qui n'a pas arrangé les relations entre les partis conservateurs catholiques et le bloc des  républicains anticléricaux .

 Quand à Hippolyte Pigalle, il a une rue à son nom vers les jardins de la Baratte...mais c'est une impasse.

samedi 22 décembre 2018

La clinique du docteur Rollin




   Le docteur Marie-Abel ROLLIN est né en 1882 à Langres en Haute-Marne . 
   Il s'établit en 1909 à Nevers, au 43 rue de Nièvre dans l'hôtel des Bordes, puis crée en 1924 une clinique de chirurgie-gynécologie-obstétrique au 7, rue de la Chaussade, dans "la Rotonde", auparavant la  propriété de la famille  Michaud, des riches drapiers.

  Le docteur Rollin est un notable de la bonne société de Nevers . Membre actif  de la  Société Nivernaise des Lettres, Sciences et Arts, il est décoré de la légion d'honneur en 1932, en tant que Médecin-Capitaine de réserve. Il se fait élire au Conseil Général lors du scrutin de  1934,  après avoir battu le socialiste Jean  Locquin.

  Aux élections municipales de Nevers  en 1935, le docteur Rollin  mène la liste de "défense et de redressement des intérêts communaux", plutôt à droite.  Au premier tour, elle arrive en tête . Mais pour la première fois à Nevers, le Parti Communiste  accepte de s'unir aux autres partis de gauche. Les trois listes  du Parti d'Unité Prolétarienne, petit  parti socialiste dissident,  de la S.F.I.O du docteur Gaulier, et du S.F.I.C. (communiste) fusionnent au deuxième tour, et remportent l'élection.

   Sa clinique  est rachetée en 1939 par le docteur  Henri Tallet chef du département gynécologie de l'Hopital de Nevers.  Cet établissement  fonctionnera  sous le nom de clinique Tallet  jusqu'en 2011 (à partir des années 1990, l'activité ORL remplace l'obstétrique) Ses batiments sont alors démolis et remplacés par une résidence pour "seniors": la Résidence du Parc, ouverte en 2014.

 

    En 1941, le docteur Rollin est élu président du conseil de l’Ordre des médecins de la Nièvre (institution nouvellement créée par le régime de Vichy) Il exerce alors au 16, rue Fonmorigny
  Il y soutient la réintégration de son collègue le docteur Duncombe , interdit d'exercer la médecine car né à l'étranger (en Haïti)  et de supposée ascendance juive, sans qu'il en existe  de preuve tangible,  .
  Il décède  le 8 septembre 1942.



 

samedi 3 mars 2018

Votez Ramey



Decize, rue des Pêcheurs




 Jean-Louis Ramey (1916-1992) , avocat de profession , est le maire gaulliste de Nevers de 1959 à 1971   Il est réélu en  mars 1965 contre des listes de gauche divisées, dont une est menée par Louis Mermaz,  qui représente  François Mitterrand, alors en préparation des Présidentielles d décembre 
  On lui doit , la disparition en 1966 de l'ancien marché Carnot jugé  «désuet, glacial et malodorant », et la construction de nombreux immeubles  "modernes"  au Banlay...et ailleurs.



    Ramey  est candidat aux éléctions législatives de 1967 dans la 1ère circonscription de la Nievre sous l'étiquette gaulliste de l' "Union des démocrates pour la Ve République (UD-Ve)."

   Il arrive  en tête à Decize au premier tour  mais au second tour,  c'est le docteur Benoist,, socialiste qui  gagne avec 29.101 voix sur l'ensemble de la circonscription. Ramey n'obtient  que 17 154 voix .

  Un an plus tard , l'assemblée ayant été dissoute suite aux "évènements" de mai 1968, Ramey se représente sous l'étiquette UDR , il est défait, une nouvelle fois, par le docteur Benoist, candidat  sous l'étiquette de la Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste. C'est le même Benoist qui lui ravira son fauteuil de maire en 1971.
 Que ce soit à l'une ou l'autre de ces élections, cette inscription, sur une porte de Decize, ( trouvaille aimablement partagée par Jacob Partouche -Sebban) a donc 50 ans.