jeudi 12 décembre 2019
mercredi 11 décembre 2019
Gothique charbonnier
Les travaux actuellement en cours au Café Charbon ont dévoilé une ancienne structure en arche gothique jusque là visible uniquement de l'intérieur.
Il était communément admis que cette dernière est le reste d'une ancienne chapelle qui se situait à cet endroit.
Problème: il n'existe aucun batiment de ce type sur les cartes durant tout le 19ème siècle .
L'endroit est exclusivement constitué d'un parcellaire de cultures maraichères.
Alors... quoi?
Heureusement, un érudit local ( que, par pure commodité, nous appellerons Jean -Michel), nous fournit une explication qui semble beaucoup plus satisfaisante.
Il s'agirait d'un morceau de l'ancien couvent des Minimes, face à la prison,qui a été rasé à la fin du 19ème siècle pour y construire le secteur autour de l'avenue Marceau, et dont seule la rue éponyme ( la rue des Minimes ) perpétuait jusqu'ici le souvenir.
Le style de construction de ce couvent était d'ailleurs d'un gothique approximatif (car tardif, la première pierre étant posée en 1607) L'ensemble étant d'ailleurs plutôt considéré comme de "Style Jésuite")
On peut donc en voir ce vestige resté à Nevers, récupéré par l'entreprise de démolition, et remonté vers 1895... au futur Café Charbon !
La destruction de l'édifice -sauf une petite partie destinée à abriter une école d'art- a été décidée en conseil municipal en septembre 1889.
A cette époque le couvent et ses bâtiments n'ont plus aucune fonction religieuse . L'Hôpital en est devenu propriétaire à la Révolution puis la propriété de 2 ha a été vendue en 1827 pour la somme se 22 000 F au ministère le la Guerre en prévision de l'agrandissement des anciennes casernes . Le prix de vente est affecté, à la construction de l'aile hospitalière destinée aux malades de la Garnison. Les bâtiments servent alors pendant des décennies de magasins à fourrage pour les chevaux du régiment stationné juste à côté.
L'adjudication de la démolition proprement dite ne se fait qu'en 1895 après deux tours . (Merci à Michel F-L pour ses investigations dans les archives de la Nièvre). Au premier tour, personne ne soumissionne pour le montant initial de 500Frs , à récupérer sur la revente des matériaux, et c'est pour une somme ramenée à 300Frs au tour suivant que l'entreprise de travaux Valluche remporte le chantier ( c'est la même entreprise qui vient de construire la caserne de Gendarmerie, avenue Marceau)
Il s'agit donc bien d'un réemploi . Ce dont, personnellement, je me doutais , l'arche n'étant pas vraiment "raccord" avec le reste des murs.

Une autre partie de ce couvent , la façade de l'église a été transférée en 1906 dans le parc du manoir de Chazeau, à Imphy, comme on peut le voir sur le site de Web Croqueur
Alors... quoi?
Heureusement, un érudit local ( que, par pure commodité, nous appellerons Jean -Michel), nous fournit une explication qui semble beaucoup plus satisfaisante.
Il s'agirait d'un morceau de l'ancien couvent des Minimes, face à la prison,qui a été rasé à la fin du 19ème siècle pour y construire le secteur autour de l'avenue Marceau, et dont seule la rue éponyme ( la rue des Minimes ) perpétuait jusqu'ici le souvenir.
Le style de construction de ce couvent était d'ailleurs d'un gothique approximatif (car tardif, la première pierre étant posée en 1607) L'ensemble étant d'ailleurs plutôt considéré comme de "Style Jésuite")
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église du couvent des minimes peu avant sa destruction |
On peut donc en voir ce vestige resté à Nevers, récupéré par l'entreprise de démolition, et remonté vers 1895... au futur Café Charbon !
La destruction de l'édifice -sauf une petite partie destinée à abriter une école d'art- a été décidée en conseil municipal en septembre 1889.
A cette époque le couvent et ses bâtiments n'ont plus aucune fonction religieuse . L'Hôpital en est devenu propriétaire à la Révolution puis la propriété de 2 ha a été vendue en 1827 pour la somme se 22 000 F au ministère le la Guerre en prévision de l'agrandissement des anciennes casernes . Le prix de vente est affecté, à la construction de l'aile hospitalière destinée aux malades de la Garnison. Les bâtiments servent alors pendant des décennies de magasins à fourrage pour les chevaux du régiment stationné juste à côté.
L'adjudication de la démolition proprement dite ne se fait qu'en 1895 après deux tours . (Merci à Michel F-L pour ses investigations dans les archives de la Nièvre). Au premier tour, personne ne soumissionne pour le montant initial de 500Frs , à récupérer sur la revente des matériaux, et c'est pour une somme ramenée à 300Frs au tour suivant que l'entreprise de travaux Valluche remporte le chantier ( c'est la même entreprise qui vient de construire la caserne de Gendarmerie, avenue Marceau)
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plan de 1839 |
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plan de 1878 |
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plan de +/- 1900 les batiments (repère 10) ont presque entièrement disparu et le percement des nouvelles rues est déjà fait |
Il s'agit donc bien d'un réemploi . Ce dont, personnellement, je me doutais , l'arche n'étant pas vraiment "raccord" avec le reste des murs.
Une autre partie de ce couvent , la façade de l'église a été transférée en 1906 dans le parc du manoir de Chazeau, à Imphy, comme on peut le voir sur le site de Web Croqueur
mardi 10 décembre 2019
lundi 9 décembre 2019
Pas de Pittié pour la caserne.
En 1878, le plan de la ville de Nevers réalisé par l'ingénieur Dumoulin montre qu'on prévoyait déja de déménager la caserne, qui se situait à l'époque en pleine ville sur ce qui est maintenant la place de la Résistance.
Mais au lieu de son emplacement final , sur la route de Fourchambault, on projetait de la construire à l'Est de la ville , au bout du boulevard de la République à la place occupée aujourd'hui par l'ancienne gare du Tacot, rue du Tonkin.
Etonnant, non?
dimanche 8 décembre 2019
Des Gobe-Mouches à la Tavern'
Un chanteur guitariste anglais quinquagénaire, Jim Bows, accompagné de deux jeunes musiciens suisses -qui se trouvent être ses fils- pour former le trio bluegrass/folk Jim Bows and the Flycatchers ( les Gobe-Mouches en anglais.)
Une soirée avec une ambiance cool à la Tavern' hier soir . Pas trop de monde jusqu'à 11.30 Pas terrible pour les affaires, mais mieux pour la musique et le couple de danseurs qui a pu s'éclater sur une musique américano/celtique qui fait du bien.
(Heureusement la fermeture du bar avait été repoussée à 3h du mat ... donc le patron a surement pu se refaire..)
Une soirée avec une ambiance cool à la Tavern' hier soir . Pas trop de monde jusqu'à 11.30 Pas terrible pour les affaires, mais mieux pour la musique et le couple de danseurs qui a pu s'éclater sur une musique américano/celtique qui fait du bien.
(Heureusement la fermeture du bar avait été repoussée à 3h du mat ... donc le patron a surement pu se refaire..)
Chinoiseries à Imphy
Pendant la guerre de 14/18 les aciéries d'Imphy fabriquent des blindages, des pièces moulées pour l'artillerie , des obus. Les femmes recrutées pour remplacer les hommes partis au front ne suffisent plus pour satisfaire les besoins en main d'oeuvre.
Pour faire passer le personnel de 800 aux 2100 ouvriers nécessaires, on embauche des travailleurs Portugais, Grecs, Polonais ....et des Chinois qu'on loge dans des baraquements construits à proximité des usines.
Les tensions entre ouvriers Chinois et Portugais sont particulièrement vives: en décembre 1917 à Imphy : une centaine de Portugais refuse de reprendre le travail à côté des Chinois . La grande majorité des ouvriers chinois quittera la région entre 1921 et 1926.
L'endroit, situé à la Caillonnerie à la limite de la commune de Sauvigny les Bois, est actuellement occupé par le trop fameux site polluant de Harsco Minerals, qui a fait ces dernières années la une des journaux locaux.
Merci à tous (Laure, Gérard, ..et les autres) pour votre aide.
Pour faire passer le personnel de 800 aux 2100 ouvriers nécessaires, on embauche des travailleurs Portugais, Grecs, Polonais ....et des Chinois qu'on loge dans des baraquements construits à proximité des usines.
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au fond à gauche de cette photo de la fin des années 1920, on distingue les restes des barraquements |
L'endroit, situé à la Caillonnerie à la limite de la commune de Sauvigny les Bois, est actuellement occupé par le trop fameux site polluant de Harsco Minerals, qui a fait ces dernières années la une des journaux locaux.
Merci à tous (Laure, Gérard, ..et les autres) pour votre aide.
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