mardi 7 avril 2015

Upside down...

Au Camping  de Nevers, on ne sait  trop comment attirer la clientèle d'outre-Rhin... on hisse donc le drapeau... à l'envers.

 

lundi 6 avril 2015

Charbonnage

 Pour les nostalgiques de la vapeur , les trémies de chargement du charbon du dépot de Nevers en février  1971, avec une 141R devant.

Cliché: Ronald Wright


Le dépot de Nevers avait des installations uniques en France: quatre silos-trémies  indépendants ( on en voit ici 2)  alimentés par 2 grues sur portique ayant chacune sa propre  voie, comme on le voit sur ces autre clichés.



   La grue utilisée pour le chargement  du charbon et des scories est une grue électrique roulante et tournante, mobile sur un portique de 28 m de portée, et  qui se déplace au-dessus d’une soute à combustibles de 150 m de longueur  Cette grue permet de manutentionner 35 t de combustible à l’heure.
     Les quatre trémies de distribution fixes et  espacées de 25m sont affectées  à l’une des qualités de charbon  disponibles: tout- venants, menus, criblés, ou agglomérés. Elle  ont chacune une contenance d'environ 50t.



 Paradoxalement ( et tristement... ) la meilleure vue d'ensemble des  4 trémies  est celle prise après les bombardements de 1944  qui en a dégagé les abords

Collection personnelle

On en a même fait un version en modèle réduit.



dimanche 5 avril 2015

Ranvier et Cie, une histoire de famille.

  Paul Ranvier est né en 1849 à Charly, dans le Cher.
  Un de ses cousins  Gabriel Ranvier sera maire du 20ème à Paris et un des instigateurs de la Commune.
Au sortir de la guerre de 1870, pour trouver le travail qui manque dans le Cher, il déménage dans la Nièvre où il se marie avec Madeleine en 1873. D'abord ouvrier dans une forge hydraulique établie dans un moulin sur la rivière Colâtre,  il devient employé d'un forgeron. Constatant que ses capacités physiques et techniques valent bien celles de son patron, il  décide de s'établir à son compte et crée un atelier dans le hameux des Bruyères Radon, juste en face de son domicile.



  Il fait orner la façade de la forge d'un bas relief représentant ses 3 activités principales: une bêche ( les outils) des clés ( la serrurerie) et, bien entendu, un fer à cheval. (un symbole  heureusement sauvé d'une rénovation potentiellement  destructrice  par un maçon ... intelligent)


La famille finira  par s'établir dans l'ancien atelier,(un temps occupé par un bureau de tabac) . La maréchalerie étant elle-même déplacée dans un appentis construit  sur la droite de la maison.




   Son fils René, né en 1887, lui succède.
   Pendant la guerre de 14-18, la profession de René  Ranvier lui vaudra d'être réquisitionné pour fabriquer  les fers des chevaux de l'armée, et  lui évitera d'aller au front.
   Le père, Paul Ranvier, décède en 1935.
   Après la guerre de 14, faute de chevaux , René Ranvier se reconvertit dans la serrurerie , puis le machinisme agricole  et fait agrandir l'atelier avec l'aide de son frère.





  Pendant la seconde guerre mondiale, René Ranvier  participe activement à la résistance . Son atelier est une des nombreuses caches d'armes  du Maquis "Napo"  (pour Napoléon, un groupe de maquisards dirigé par ... Courvoisier-comme le Cognac- un personnage controversé de la Résistance) .
 Dénoncé en 1943, il est arrêté et envoyé vers le camp de Buchenwald, d'où il ne reviendra pas.
 Une  stèle érigée sur le route de Chevenon à Magny Cours rappelle son souvenir et celui de ses camarades.


 C'est son fils, Guy Ranvier  (87 ans),  plombier et serrurier dans l'atelier familial pendant plus de 40 ans, qui m'a raconté  ces morceaux d'histoire familiale...au lieu ,comme beaucoup, de grogner, sortir le chien ou le fusil  à l'arrivée d'un photographe inconnu....



   Il faut dire que ,engagé lui même  à 15 ans dans le maquis en aout 1943,..il en a vu d'autres!


Guy Ranvier est décédé en juillet 2017, 


samedi 4 avril 2015

Anciennes galeries


   La tranchée couverte de Saint Pierre le Moûtier (appelée également galerie du Pignier, du nom du hameau situé à proximité ) est creusée  en 1852  pour franchir sur 800 m une ondulation de relief dans un sous–sol  instable.


vue aérienne de la ligne en 1946





   Lors de sa construction, les gabarits ferroviaires ne sont pas encore définitivement fixés. L'étroitesse  et le mauvais état général  du tunnel finissent  par  y imposer une limitation de vitesse à 140 km/h (alors que depuis la diesélisation tout le reste de la ligne est limité à 160 km/h  ). 

                              On voit ici, prise en 1971, la 141R 177 sortant du tunnel. (cliché R Wright.)

   En 1986, anticipant  la prochaine  électrification de la ligne Nevers-Clermont, le souterrain est abandonné . Sa mise au gabarit aurait coûté aussi cher que la solution choisie, celle du  creusement d'une tranchée de contournement.

Vue aérienne des travaux à l'été 1986  avec, en  bleu, le tracé du souterrain. 

Les nouvelles voies passent un peu plus à droite


Une des premières circulations sur le nouveau tracé.

L'électrification arrivera 3 ans plus tard


     Les entrées de la galerie sont aujourd'hui partiellement comblées et envahies par la végétation, mais le souterrain reste à peu près praticable de bout en bout, avec  4 larges cheminées d’aération y donnant du jour.







jeudi 2 avril 2015

mercredi 1 avril 2015

Manutention militaire

La Manutention Militaire , depuis la fin du 19ème siècle était en charge à Nevers de la préparation des subsistances de l'Armée (pain et conserves) . Elle avait pris la succession de la    forge à canons.

En 1893 on décida d'y installer un raccordement à la voie férrée Nevers -Chagny, toute proche , sur des  terrains achetés à la commune de Nevers. On voit sur le cliché ci -dessous ( datant d'avant la guerre de 1914) les emprises de ce qu'on appelerait aujourd'hui un  embranchement particulier.




 
  Il n'en reste aujourd'hui qu'un terrain vague en contrebas  du remblai de la voie ferrée  avec les restes des appareils de voie.




Et le tracé d'un chemin goudronné  justement nommé... rue de la Manutention qui mêne aux batiments occupés par l' ISAT