vendredi 14 février 2020

Egarés.


Pardon, mais il n'y a pas une piscine par ici?

La Jonction à  Nevers, vesr 1910



jeudi 13 février 2020

Brillant transporteur... et pas que

  Les Transports Brillant de Nevers  (au 6 bis rue du Ravelin) roulaient en sous-traitance pour les transports Sabaton, une entreprise specialisée dans les camions "pinardiers".





... ils ont même embouteillé eux-mêmes!

Merci Alain!


  Leurs anciens locaux abritèrent pendant une vingtaine d'années .... un caviste . ( la qualité des vins y était bien meilleure..)

lundi 10 février 2020

Plan vigipirate ...

...je monte la garde, des fois qu'on vienne s'en prendre au pont de chemin de fer...

vers 1900

dimanche 9 février 2020

141 R 243


  Années 70... en couleurs! Une "américaine" sous les trémies à charbon caractéristiques du dépot de Nevers. Cliché Ron Wright.

samedi 8 février 2020

Insoumis

 La carrière des Blandins, située sur le territoire de la commune d'Arleuf, est installée de 1916 à 1918 le long de la ligne d'intérêt local  Autun -Château-Chinon, au point kilométrique 35,800 : elle doit fournir là pierre destinée aux routes et voies ferrées  de la zone du front.


  La carrière est  équipée   d'un concasseur giratoire  dernier cri de marque anglaise, actionné par une machine à vapeur fixe de 120 CV ou par une installation  hydro-électrique  sur la rivière de la Motte de 170 CV qui alimente également l'éclairage  L'installation  a été conçue pour. produire au moins 200 tonnes de pierre  cassée par jour, et sa marche nécessite  le travail de 40 personnes.







  Si les documents officiels parlent "d 'ouvriers" exploitant la carrière, la réalité du terrain- au moins pendant la periode 1916-1919- est tout autre.
   L'endroit  est en effet  connu aussi sous le nom de "Bagne d'Arleuf" ou d"'Atelier 59" .
  En 1916 c'est d'abord un camp de prisonniers allemands.  A partir de 1917 ceux ci sont remplacés  par  100 à 200 prisonniers français,   qui sont soit des "droit commun",  soit des condamnés  par la justice militaire,   comme les objecteurs de conscience  et les  réfractaires ou "insoumis" , c'est à dire des soldats  refusant de poursuivre les combats dans l'enfer des tranchées. Tous sont logés dans les baraquements  représentés sur la photo et placé sous la surveillance de gardes militaires, la seule obligation étant de les nourrir...Les Ponts et Chaussées  sous-traitent  les opérations  à un certain Pagani,  exploitant privé  sans doute bien content  d'avoir pu bénéficier d'une main d'oeuvre bon marché....

   Après la guerre  la carrière  ne répond plus aux besoins du temps de paix: il faut se remettre à payer la main d'oeuvre ! L'Etat en abandonne l'exploitation en 1923.  Il reste alors 18 000 tonnes de pierres concassées et inutilisées sur place.