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vendredi 5 juillet 2019

Dong


   Dépot du PLM à Nevers en 1888: armé de son marteau,  un  employé vérifie à l'oreille la bonne qualité du bandage de  cette roue. Celui ci, qui constitue  la bande de roulement,  est rapporté à chaud sur la roue (l'ensemble essieu, roue / bandage n'est pas monobloc à cette époque : seul  le bandage est en acier suffisamment   dur pour résister à l'usure roue-rail.  ) 
 Les "sonneurs" vérifient si la  bande de roulement est bien serrée sur la roue en tapant dessus au marteau, si l'assemblage a du jeu, le son rendu  est différent. Les bandages mal serrés, en chauffant  se dilatent  ne serrent plus la roue et rendent le freinage inopérant, quand ils ne se détachent pas purement et simplement faisant dérailler le wagon.
 Dans certains pays,  cette technique  "à l'oreille" est toujours utilisée.
  Cette opération de contrôle , effectuée  notamment au Technicentre de Vauzelles, utilise aujourd'hui un système  magnétique.





   Le sonneur porte des sabots, non parce qu'il n'a pas les moyens de se chausser convenablement , mais par mesure de protection : à cette époque,  les sabots en bois sont les seules chaussures de sécurité un tant soit peu efficaces disponibles.

  Je suis particulièrement content d'avoir trouvé cette photographie. D'abord par ce qu'elle est ancienne, rare , en très bon état et qu'elle représente une scène réelle du patrimoine ferroviaire local.
  Ensuite parce que ce cliché envoyé par la poste  a été perdu pendant plus de 2 mois, effectuant un vrai tour de France avant de revenir  à son expéditeur.... qui  a finalement réussi à me le faire parvenir.

lundi 18 juin 2018

Affranchi




  Eugene Daguin est diplômé en 1865 de l'École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne.  Né à Cours les Barres dans le Cher au début des années 1880, il se consacre à l'invention d'une machine permettant d'éviter  aux employés des Postes françaises d'avoir à oblitérer et timbrer les lettres en  deux coups de tampons (respectivement, un pour annuler la valeur du timbre-poste, l'autre pour dater la lettre).Il crée la fameuse  « machine Daguin » par le brevet du 30 septembre 1882, complété trois fois en 1883 par des perfectionnements testés  dans un bureau de poste.


    La machine  entre service  à Paris en juin 1884, puis dans le reste du pays en septembre suivant.  Son succès perdure jusqu'à ce que des machines à oblitérer électriques et automatisées la concurrencent au début des années 1900..... 
    Toutefois, à partir de 1923   la publicité  est autorisée sur les flammes d'oblitération françaises,  ce qui relance  la carrière de la machine Daguin  jusqu'aux années 1960.
  Son inventeur n'aura guère eu le loisir de profiter de son invention : Eugène Daguin   décéde en 1888 à seulement 39 ans.