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dimanche 21 janvier 2024

Le 35ème d'Aviation

 ... régiment d'aviation basé à Bron près de Lyon prend une vue aérienne de Nevers en 1928.


pour s'y retrouver avec la perspective, un plan de la ville de la même époque

samedi 22 octobre 2022

Devinette dans les betteraves





     Nous sommes en octobre 1928  et les champs de betteraves vont bientôt être récoltés au pieds de ces constructions coniques. Mais à quoi servent-elles? Et où sommes nous donc?

lundi 12 août 2019

Au vol



Aout 1928: meeting aérien à Nevers.. L'escadrille d'avions-école de la base aérienne 702  d'Avord dans le Cher  passe au dessus de  l'aérodrome du Peuplier Seul (Cheutinville), sous les yeux d'une élégante en chapeau.

vendredi 28 juin 2019

Canicule

... rien ne vaut une bonne baignade dans la Loire.

été 1928: à peine plus d'eau qu'aujourd'hui


samedi 9 mars 2019

Peinture et période fauve



  Eugène Jusselin nait en 1852 à Gien , fils d'un ferblantier et d'une couturière. Bientôt suivi de son frère cadet  Paul (qui, lui, y fera toute sa carrière ), il fait ses classes de peintre sur faïence comme apprenti dans les ateliers de la ville,  et ne tarde pas à s'y faire une certaine renommée.
  En 1875 il y épouse Maria Brou.



  La même année, à Nevers,  Antoine Montagnon  vient de racheter la faïencerie Signoret et, pour moderniser sa fabrique,  il attire à Nevers les meilleurs spécialistes des différents corps de métiers, dont les peintres Jusselin et Brouard,  pour développer  la  décoration  de grands plats avec des scènes  tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament ou  de la Mythologie.

 

La conversion de Saint Paul, peinture de Eugène Jusselin

   A cette époque, Montagnon emploie environ 120 ouvriers.  Brouard est le contremaître de l'atelier de peinture et quand  il quitte Nevers vers 1881,  Jusselin le remplaçe.  Il y  aborde la technique de petit feu, qui consiste à cuire les pigments à plus faible température que l'émail , ce qui diversifie la palette des couleurs. A ses moments perdus  il élève des  chiens terre-neuve dans sa maison de la rue du 14 juillet.

Plat à décor de canards,  technique de petit feu. (Musée de la faiënce de Nevers) 




    Jusselin quitte la maison Montagnon en 1885,  il n'a que trente-trois ans.

   Délaissant  la peinture sur faïence, (ainsi que sa première femme...), Jusselin  crée une entreprise d'équarrissage à Cosne, quai du Sanitas. Après les gros chiens, il s'est surtout pris de passion pour les fauves, il  achète dans des zoos lions, ours, panthères,  jaguars, jeunes ou adultes, et les dresse en ensembles de quelques individus  qu'il revend  aux dompteurs de métier, pour ensuite racheter d'autres animaux et les dresser. La nourriture des fauves vient directement de l'entreprise familiale...

annonce de 1914




  Jusselin est réputé  faire obéir ses animaux  au geste et à la parole sans utiliser le fouet ou d'autres instruments coercitifs, mais comme pour tous les dompteurs il doit faire face à  son lot d'accidents: un ours déchainé l'attaque, et ne doit son salut qu'à l'intervention de sa seconde  femme  Marie Alphonsine ( épousée en 1910)  qui abat l'animal à coups de revolver.


là, tout se passe bien

article paru dans La Croix en mars 1917



  Pour Jusselin, le dressage  est une passion,  et non un métier rapportant argent et renommée : d'apparence modeste, il n'est  connu comme dresseur de fauves amateur que par ses concitoyens  cosnois mais les professionnels  l'estiment  à sa juste valeur.  Il décède en 1928 à Gien.

dimanche 16 décembre 2018

Petit Séminaire





   En 1929, après en avoir posé la première pierre l'année précédente,  Mgr Chatelus  évêque de Nevers inaugure le petit séminaire  (il compte parmi ses élèves le futur comédien Henri Virlojeux qui y effectue toutes ses études secondaires)

années 30



La place ne manque pas: pendant la guerre, les Allemands y stockent leurs réserves de farine

années 50

  Dans les années 1970  l'établissement  devient un « foyer-séminaire » (il s’adresse tout particulièrement aux jeunes et étudiants  qui souhaitent vivre au quotidien dans un cadre religieux  )




   En 1994 le lieu devient le lycée privé Saint-Joseph .










samedi 13 octobre 2018

Les anges dans nos campagnes




   En novembre 1429, en route pour libérer La Charité sur Loire, Jeanne d’Arc  arrive devant Saint-Pierre-le-Moutier . La ville fortifiée  et entourée de fossés est aux mains d’un routier poitevin  et de ses alliés anglais.  Le 4 novembre l’attaque menée par Jeanne  tourne mal :  ses lieutenants  lui demandent  de battre en  retraite :  à ce moment Jeanne d’Arc, dit-on ,  invoque l’aide  d’une légion d’ anges   « j’ai en ma compagnie 50 000  ». Elle  s'écrie « aux fagots et aux claies, tout le monde, pour faire un pont »: les fossés sont comblés, et l’assaut si vite victorieux , que le Chevalier Jean d’Aulon « témoin capital et le plus sûr » de l’épopée de la future  sainte considère « que ce fut miracle que la ville soit prise ».



   Face au  manque de références à cet évènement dans les documents du XVème siècle, certains historiens attribuent l'invention de cette "victoire angélique" ( datée par lui du mois d'octobre) à un curé de Saint-Pierre le Moutier du début  du XXème siècle en mal de publicité ou désirant soutenir par un miracle le processus de canonisation de Jeanne, qui aboutira en 1920.
  Toujours est-il qu'en 1928 les autorités religieuses venues de  toute la France vont commémorer l'évènement ...











mardi 7 août 2018

Choc


    

    Le 7 aout 1928  un bombardier Farman  Goliath du 22ème régiment d'aviation de Chartres  effectue un vol entre Pau et Mayence , avec  son équipage de quatre hommes. 
  Vers 2 heures du matin , l'appareil s'écrase   dans le hameau de Couveau, près de Luzy.  Le vacarme réveille le propriétaire du champ, le fermier Pacaud . En arrivant sur place il découvre  à la lueur d'une  bougie  le corps  du capitaine  Labbé , projeté à 60 mètres  du lieu du crash.   

  
  L'adjudant-chef Le Bourhis est retrouvé dans les restes du poste de pilotage . Ceux du  sergent  Bodin et  du sergent mécanicien Picard sont  ensevelis sous les débris de bois et de métal de l'avion, dont la carcasse est complètement tordue et pulvérisée. Ils ne seront  découverts qu'une fois le jour revenu.




   Les corps  des victimes sont transportés à l'hospice de Luzy ,où ils sont veillés dans une chapelle ardente avant d'être dirigés sur leurs régions d'origine pour  être rendus à leurs familles.
  Des débris des ailes supérieures et inférieures ayant été retrouvés à des distances de plusieurs centaines de mètres les uns des autres, les experts pensent que la catastrophe est due à la rupture en plein vol,  pour une raison indéterminée, du plan de sustentation, . La carlingue du biplan se serait écrasée sur le sol à grande vitesse comme une pierre, d'où la violence du choc réduisant sur le coup en miettes l'avion et son équipage.



  En hommage à l'adjudant-chef  Le Bourhis un Farman  de la base aérienne de Chartres semblable à l'avion crashé portera son nom  quelques mois plus tard.
 

cliché  tiré du  blog de J. Bibert

dimanche 3 décembre 2017

Progilite


  En 1922, la société Progil détient  une participation  importante dans la Société des Produits Chimiques de Clamecy.,qui  lui donne accès aux sous - produits de la pyrogénation du bois.
  Elle s'engage alors dans la  fabrication  de résines phénoliques, un matériau nouveau à cette époque, dont le fleuron est plus connu sous le nom de Bakélite  (Bakélite est en fait , comme Frigidaire,  une marque commerciale dérivée du nom de son inventeur le chimiste américain d'origine belge Leo Hendrik Baekeland qui l' a brevetée en 1909) .
 Progil  utilise son propre procédé, à un stade qu'on pourrait qualifié d'artisanal pour fabriquer les résines à prise lente.

  Fin 1928  le brevet de la "bakélite"  tombe dans le domaine public : c'est le début de l'essor industriel des résines phénoliques, avec la création de la Société R.V.A (Résines et Vernis Artificiels)  qui récupère  l'usine de  Clamecy .
  R.V.A. assure la production et la des résines et des poudres à mouler à base de phénol, commercialisées  sous le nom de Progilite, qui  sont  destinées aux industries de la radio, de l'automobile, de l'électricité, et des appareils ménagers  .
   La production est d'environ 200 tonnes en 1932 : elle dépasse les  2000 tonnes en 1945.

Objets publicitaires pour la Progilite des années 50. Collection personnelle.


    En 1972, l'usine de Clamecy devient établissement Rhône - Progil (Groupe Rhône - Poulenc) et au 1 er janvier 1975, Rhône - Poulenc Industrie (Division Chimie Minérale).
   En 1985, l'activité résines  phénoliques est cédée au groupe suédois Perstorp  qui transfère  les fabrications de Clamecy  dans ses autres usines.