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dimanche 18 octobre 2026

Prince vaillant

 


   Sur cette photo de 1906 en compagnie de son chauffeur Gustave qui le relayait sur de long trajets ,  François  de Mortemart (1881-1918), prince de Tonnay-Charente, pose dans la cour de son  château de Réveillon de Réveillon au volant  de cette automobile typique de l'époque. (quizz: de quel modèle s'agit il?...)

 Le lieutenant François de Rochechouart de Mortemart,  né le 22 mars 1881 à Paris, a servi pendant la 1ère Guerre mondiale au sein de l'escadrille N 23 devenue Spa 23 à partir de 1917 . Cavalier  reconverti en aviateur, comme un certain nombre d'aristocrates, il a remporté la totalité de ses sept victoires avec cette unité et est nommé  au rang de chevalier de la légion d’honneur le 22 janvier 1918



 Le 16 mars 1918, à quelques jours de son 37e anniversaire, il disparaît à Consenvoye, au nord de Verdun  lors d’une patrouille à bord de son SPAD XIII. 



vendredi 18 septembre 2026

De Rochechouart de Mortemart

 


 



 La construction à Entrains sur Nohain  du château de Réveillon  à la place d'une maison forte, débute en 1810. Elle est achevée en 1875 par le vicomte Léopold d’Hunolstein. Le mariage  de leur descendante, Hélène d’Hunolstein avec Arthur, duc de Mortemart, apporte le Château dans la famille de Rochechouart de Mortemart, une des plus anciennes familles de la noblesse française, attestée avant l'an mil. 


vers les années  1920



vers 1960


   Celle-ci compte, parmi ses membres, des personnalités célèbres telle que Athénaïs de Mortemart (1640- 1707), fille du premier duc de Mortemart, et plus connue comme marquise de Montespan,  favorite de Louis XIV. En 1663, les seigneurs de Mortemart en profitent pour accéder au titre de duc et pair de France par lettres patentes du roi Louis XIV .



    Sur ces photos on voit  Arthur (1856-1926), prince de Tonnay-Charente puis 14ème duc de Mortemart, officier de cavalerie, lors d'une fête à Entrains au début du XXème siècle


vendredi 2 septembre 2022

Le Peloton avec Entrains

    En Septembre 1913,le  Peloton d' Avant-Garde se produit à Entrains sur Nohain lors d'une kermesse sportive: voici quelques clichés de cette manifestation, issus de ma petite collection personnelle.


Le  combat des Horaces et des Curiaces


la Lutte


le Rugby


Le ballet Hongrois


la boxe


Combat de gladiateurs


samedi 31 mars 2018

Cosne sur canal


   Jean-Baptiste Amelot (1674-1742), ingénieur des Ponts-et-Chaussées, imagine  vers 1700 le projet d’un canal de la Loire à l’Yonne, empruntant  le cours du Nohain, à partir de Cosne.
 Cette voie doit permettre de transférer des marchandises qui descendent le cours de la Loire vers le bassin de la Seine et Paris, d’y acheminer les productions du Nivernais ,  notamment des bois  à destination de Paris dont l'approvisionnement est contraint par le système de flottage  à buches perdues dans le Morvan , ainsi que d'offrir de nouveaux débouchés aux productions métallurgiques locales .

   L'idée est d’utiliser sur 45 kms la vallée du Nohain et sa  pente douce et régulière  en passant de Cosne à Donzy,  puis par Entrains (orthographié Antrin ou Antrain sur les cartes ci dessous) où la rivière  prend sa source , et où Amelot est d'ailleurs propriétaire d'une terre.

   La seule difficulté reste alors le franchissement du seuil qui sépare cette vallée du Nohain du village d’Etais-la-Sauvin, pour, en continuant vers l'Est,  rejoindre le cours du ruisseau d'Andryes,  qui   se jette dans l’Yonne à Surgy.

Les étangs d'Entrains devant alimenter les biefs du canal


   Avec l’appui du maréchal d’Estrées, Amiral,  Gouverneur de Nantes et Vice-Roi d’Amérique, Amelot obtient des lettres patentes pour la création de la société du canal le 27 juin 1719.

  Le projet est aussitôt attaqué par le parti du duc Philippe d'Orléans. Ce dernier se trouve être  Régent du Royaume au moment où  le projet est examiné. Il voit en ce  canal  un  concurrent direct de ceux de Briare et d’Orléans , dont il tire  lui même  des  revenus .. et surtout du canal du Loing, alors en construction ,mais qu'il lui faut en attendant financer . Le duc d'Orléans  parvient à empêcher  l'enregistrement des lettres patentes par le Parlement , ce qui leur aurait donné force de loi.

 S'en suivent 23 ans de débats techniques et judiciaires, qui  bloquent tout les travaux.

carte utilisée lors des procès

le tracé du canal



  En 1742 le  Conseil du Roi, finit par « faire défense aux promoteurs du projet de construire le canal de Cosne, ni de troubler directement ou indirectement M. le duc d’Orléans… » ( il s'agit là de Louis d'Orléans, fils du Régent, lequel est mort en 1723).  Amelot, ruiné, meurt, laissant à sa femme des plans et des dettes.

    Le dossier ressort  épisodiquement sous diverses formes  en 1747, 1766 et 1784.... On  réalise au passage que pour en exploiter tous les avantages, il faudrait aussi canaliser l'Yonne en aval de  Clamecy (ce  qui sera réalisé bien plus tard par le prolongement du Canal du Nivernais.)

   Les héritiers d'Amelot  réactivent le projet  à la Révolution . Plus de Grand du Royaume pour s'opposer à leur demande,  mais le dossier achoppe de nouveau sur la nécessité de préserver l’activité des nombreux moulins à eau  du val de Nohain  et de ne pas mettre potentiellement en danger la navigabilité de l’Yonne jusqu’à Auxerre .   (Le canal du Nivernais ne sera achevé que vers 1840.)

 Même le redouté Fouché  -alors représentant du peuple dans la Nièvre-  qui ordonne par un arrêté d'Août 1793  l'ouverture du canal  selon un nouveau tracé  Cosne- Clamecy  en suivant  le Nohain, puis le ruisseau de Corbelin  et le Sauzay,  via Corvol-L’Orgueilleux,  ne convaincra pas les opposants de tout poil.
 

   En 1829 , Dupuis de Torcy et Buisson, deux ingénieurs des Ponts et Chaussées, reprennent l'idée,  et la prolongent jusqu'au canal latéral à la Loire.




   Ce plan n'a pas plus d'effectivité que les précédents .
   Rétrospectivement , l'intérêt  d'un tel ouvrage aurait été de courte durée,  le déclin du bois de chauffage et celui de la petite industrie métallurgique étant  déjà engagé, et le canal du Nivernais reliant Loire et Seine  en construction.
 Fin de l'histoire ? Pas tout à fait : au tournant des 19ème et  20ème siècles, l'idée de voies navigables aidant au développement de la région refait surface, et en 1907 le projet d' Amelot est encore évoquée comme une alternative possible...avant de sombrer définitivement  dans l'oubli .






 De canal de Cosne,  il n'y eu point....

samedi 3 janvier 2015

Nulle part. Ailleurs.

 Des plans de plus en plus serrés sur l'aiguillage pas très utilisé de la bifur vers   Nevers à gauche ou Entrains ( Cosne...) à droite.