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mardi 22 février 2022

Droite Gauche

 




 Le 22 février 1967, campagne électorale pour les élections législatives des 5 et 12 mars 1967. Georges Pompidou, premier ministre et François Mitterrand, président de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste, qui réunit la SFIO, les radicaux et la CIR (Convention des Institutions Républicaines), s’ affrontent lors d’une réunion électorale à Nevers .

vendredi 12 avril 2019

Regroupement familial

 En 1967, Henri Matchoro ouvre  sa boutique de nouveautés  ZESTE, un nom "inventé" (au sens ou on "invente" un trésor)   un dimanche midi à l'heure de l'apéritif en voyant une rondelle  de citron rehaussant un verre de Martini). 
 Au 15 de la rue Saint Martin, dans les anciens locaux de la fromagerie Idoux, on trouve dans un univers coloré les griffes innovantes de l'époque, comme Cacharel ou Kenzo.

 En face au 14 de la même rue, Madame  tient le magasin Matchoro, vêtements pour dames de facture plus classique.
 En 1975, après le décès tragique de monsieur Matchoro, son épouse  regroupe les deux commerces  au 15 sous le vocable de Matchoro -Zeste.


lot d'autocollants publicitaires d'époque , aimablement transmis  par  Madame Matchoro.

samedi 3 mars 2018

Votez Ramey



Decize, rue des Pêcheurs




 Jean-Louis Ramey (1916-1992) , avocat de profession , est le maire gaulliste de Nevers de 1959 à 1971   Il est réélu en  mars 1965 contre des listes de gauche divisées, dont une est menée par Louis Mermaz,  qui représente  François Mitterrand, alors en préparation des Présidentielles d décembre 
  On lui doit , la disparition en 1966 de l'ancien marché Carnot jugé  «désuet, glacial et malodorant », et la construction de nombreux immeubles  "modernes"  au Banlay...et ailleurs.



    Ramey  est candidat aux éléctions législatives de 1967 dans la 1ère circonscription de la Nievre sous l'étiquette gaulliste de l' "Union des démocrates pour la Ve République (UD-Ve)."

   Il arrive  en tête à Decize au premier tour  mais au second tour,  c'est le docteur Benoist,, socialiste qui  gagne avec 29.101 voix sur l'ensemble de la circonscription. Ramey n'obtient  que 17 154 voix .

  Un an plus tard , l'assemblée ayant été dissoute suite aux "évènements" de mai 1968, Ramey se représente sous l'étiquette UDR , il est défait, une nouvelle fois, par le docteur Benoist, candidat  sous l'étiquette de la Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste. C'est le même Benoist qui lui ravira son fauteuil de maire en 1971.
 Que ce soit à l'une ou l'autre de ces élections, cette inscription, sur une porte de Decize, ( trouvaille aimablement partagée par Jacob Partouche -Sebban) a donc 50 ans.


mardi 18 juillet 2017

50 ans.




  Il y a exactement 50 ans,le 18 juillet 1967, le train en provenance de la gare de  Lyon et à destination de Saincaize démarre de Nevers , tracté par la loco141 R 364.

Crédit photo: J.W Sutherland.


samedi 4 mars 2017

La sortie du tunnel.




  Une ouverture monumentale surmontée du  blason au lion rugissant — emblème de la ville de Nevers — des créneaux, deux tours appuyées sur la muraille... ce n'est pas l'entrée d'un château féodal, mais celle du tunnel  ferroviaire de Sampanges, entre Nevers et Saincaize.

 L'ouvrage est construit par l'entreprise Goyard et Buissonet dans le style néo-gothique très à la mode chez nos voisins britanniques vers les années 1850, époque à laquelle, venant de Bourges via Saincaize, le chemin de fer arrive à Nevers! Peu avant son ouverture au trafic un train spécial est mis à la disposition du préfet  pour lui faire visiter les différents ouvrages d'art de la ligne sur sa portion finale  Nérondes-Nevers .

Gravure  parue 1850 dans le journal  l'Illustration



  Le tunnel de Sampanges  est un vieil ouvrage qui doit être à peu près le dixième tunnel le plus ancien parmi les ouvrages d'art similaires du réseau ferré français.
  Long de 360 m, il livre passage aux deux voies de la ligne du Bourbonnais, à proximité imnnédiate de la gare de Saincaize.

la 241P  7 en tête d'un Clermont -Paris, en sortie du tunnel, en mars 1967.


141 R


Une "Caravelle" débouche du tunnel côté gare de Saincaize. A droite le poste A de la gare.

Autorail U150 côté Saincaize au début des années 60


coupe du tunnel averc ses 2 bouches d'aération


   Les terres du sous-sol de la colline de Sampanges sont argileuses et instables, et à la longue, provoquent des désordres importants dans la maçonnerie du tunnel, Dans les années 60, on redoute une coupure  du trafic, la vitesse en ligne étant déjà limitée à 30 km/h.

  Après avoir tour à tour envisagé de reconstruire  (en le mettant au gabarit d'une possible électrification), puis de le détruire en le remplaçant par une tranché ouverte, c'est la solution de la déviation par un nouveau tracé qui est retenue.

plan des tracés

 La colline de Sampanges n'est  en effet ni le Mont-Cenis, ni le Saint-Gothard ni même le Lioran. Pour l'éviter, il suffit  de dévier les voies  de 1 700 m en allongeant le parcours  de seulement 300m. Moins coûteuse, cette  solution a aussi l'avantage  de peu impacter  les circulations pendant les travaux et autorise   un relèvement de la   vitesse à  110 km/h.  Son tracé  reprend à peu près les emprises d'un embranchement existant menant à la gare d'eau de Gimouille , le long du canal.

le nouveau tracé en construction en 1966



  Origine de la déviation côté Nevers en 1967. 

Il ne reste qu'à poser les rails sur la plateforme.

le même endroit en 2018: les nouvelles voies sont en place 

et c'est  l'ancien tracé, à gauche qui est encombré par des arbres



  Les travaux ont lieu entre fin  1965 et le printemps 1967, date à laquelle les circulations sous le tunnel cessent.
  Il y aura donc 50 ans cette année que le tunnel et ses voies d'accès sont abandonnés (pendant un certain temps l'une  des voies coté Saincaize est conservée pour servir de rebroussement)

 En 2007 la SNCF cède la propriété de l'ouvrage à Monsieur Fassier l'éleveur qui possède les terrains  situés au dessus.

 La tranchée d’accès côté entrée Nevers est aujourd'hui obstruée par la végétation, mais certaines visites sont parfois encore organisées lors des journées du Patrimoine .





     Côté gare de Saincaize , la sortie n'est accessible qu'avec une autorisation de Réseau Ferré de France, mais les parois étant au bord de l'effondrement d'un côté.... et déjà écroulée de l'autre, l'entreprise est très dangereuse.

Photo Emile M.