Une ouverture monumentale surmontée du blason au lion
rugissant —
emblème de la ville de Nevers — des créneaux, deux tours appuyées sur
la muraille... ce n'est pas l'entrée d'un château féodal, mais celle du
tunnel ferroviaire de Sampanges, entre Nevers et Saincaize.
L'ouvrage est construit par l'entreprise Goyard et
Buissonet dans le style
néo-gothique très à la mode chez nos voisins britanniques vers les
années 1850, époque à laquelle, venant de Bourges via Saincaize, le
chemin de fer arrive à Nevers! Peu avant son ouverture au trafic un train spécial est mis à la disposition
du préfet pour lui faire visiter les différents ouvrages d'art de la
ligne sur sa portion finale Nérondes-Nevers .
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Gravure parue 1850 dans le journal l'Illustration
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Le tunnel de Sampanges est un vieil ouvrage qui doit
être à peu près le dixième tunnel le plus ancien parmi les
ouvrages d'art similaires du réseau ferré français.
Long de 360
m, il livre passage aux deux voies de la ligne du Bourbonnais, à
proximité imnnédiate de la gare de Saincaize.
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la 241P 7 en tête d'un Clermont -Paris, en sortie du tunnel, en mars 1967.
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141 R
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Une "Caravelle" débouche du tunnel côté gare de Saincaize. A droite le poste A de la gare.
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Autorail U150 côté Saincaize au début des années 60
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coupe du tunnel averc ses 2 bouches d'aération
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Les terres du sous-sol de la colline de Sampanges sont argileuses et instables, et à la longue, provoquent des désordres importants dans la maçonnerie du tunnel, Dans les années 60,
on redoute une coupure
du trafic, la vitesse en ligne étant déjà limitée à 30 km/h.
Après avoir tour à tour envisagé de reconstruire (en le mettant au gabarit d'une possible électrification), puis de le détruire en le remplaçant par une tranché ouverte, c'est la solution de la déviation par un nouveau tracé qui est retenue.
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plan des tracés
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La colline de Sampanges n'est en effet ni le Mont-Cenis, ni le Saint-Gothard ni même le Lioran. Pour l'éviter, il suffit de dévier les voies de 1 700 m en allongeant le parcours de seulement 300m. Moins coûteuse, cette solution a aussi l'avantage de peu impacter les circulations pendant les travaux et autorise un relèvement de la vitesse à 110 km/h. Son tracé reprend à peu près les emprises d'un embranchement existant menant à la gare d'eau de Gimouille , le long du canal.
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le nouveau tracé en construction en 1966
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Origine de la déviation côté Nevers en 1967.
Il ne reste qu'à poser les rails sur la plateforme.
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le même endroit en 2018: les nouvelles voies sont en place
et c'est l'ancien tracé, à gauche qui est encombré par des arbres
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Les travaux ont lieu entre fin 1965 et le printemps 1967, date à laquelle les circulations sous le tunnel cessent.
Il y aura donc 50 ans cette année que le tunnel et ses voies d'accès sont abandonnés (pendant un certain temps l'une des voies coté Saincaize est conservée pour servir de rebroussement)
En 2007 la SNCF cède la propriété de l'ouvrage à Monsieur Fassier l'éleveur qui possède les terrains situés au dessus.
La tranchée d’accès côté entrée Nevers est aujourd'hui obstruée par la végétation, mais certaines visites sont parfois encore organisées lors des journées du Patrimoine .
Côté gare de Saincaize , la sortie n'est accessible qu'avec une autorisation de Réseau Ferré de France, mais les parois étant au bord de l'effondrement d'un côté.... et déjà écroulée de l'autre, l'entreprise est très dangereuse.
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Photo Emile M.
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