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vendredi 5 décembre 2025

Pandores à Guérigny

 


    La brigade de Gendarmerie de Guérigny est créée en 1857 sous le Second Empire, dans un bâtiment  aujourd'hui disparu   qui appartient au complexe des Forges de La Chaussade, et dont on reconnait l'architecture typique. 
   Notez  sur le verso la  note du rédacteur de cette carte postale  expédiée en 1916 :
     "Excusez mon griffonnage, car il n'y a pas de table au logis.. C'est la guerre."
 

vendredi 19 août 2022

Panne d'essence

 


    En 1916 à Pougues les Eaux, un bombardier léger Voisin  tombe en panne d'essence suite à une avarie de son circuit d'alimentation en carburant. Il se pose d'urgence dans un champ appartenant à monsieur Bert de la Bussiére et finit sa course contre un arbre, une aile cassée . Plus de peur que de mal pour l'équipage qui s'en tire sans dommage... L'engin sera démonté et envoyé à  Bourges en camion.

mardi 4 janvier 2022

Décoration de Janvier

 



   Le 4 janvier 1916, la Grande Guerre est loin d'être terminée, et les breloques n'y changeront pas grand-chose, à Saint Pierre le Moutier comme ailleurs.

vendredi 18 décembre 2020

Roblin, votre député.

 




 Pierre-Louis-Henri (dit Louis-Henri) Roblin est né le 22 juillet 1877 à Champvert . Docteur en droit, il est avocat à la Cour d'Appel de Paris  . Sa thèse de doctorat porte sur  l'important mouvement social qui a secoué la Nièvre et le Cher entre 1880 et 1900 : la grève des bûcherons . Militant socialiste dans la Nièvre, il est maire de Thianges en 1904 à juste 27 ans,  puis conseiller général du canton de Decize en 1910 où sa famille possède plusieurs fermes à Thianges, Champvert et Decize.

 En 1905 Roblin se présente dans la seconde circonscription de Nevers, pour le siège laissé vacant par le décès  du docteur Turigny . Il l'emporte nettement au second tour par 6231 voix contre  2900  à son adversaire , le républicain modéré d'Agout.  Il est donc  le premier député du département appartenant officiellement à la S.F.I.O qui vient de se créer. Il est réélu l’année suivante, lors du renouvellement normal de l’Assemblée, puis en 1910 et 1914. 

 En  1909,  Roblin   fait  obtenir à un émigré russe proche des socialistes, une carte de lecteur permanent  de la Bibliothèque Nationale. Il s'agit d'un nommé Vladimir Ilitch Oulianov, qui fera  bientôt carrière sous le nom de Lénine

 Mais Roblin est de santé fragile Il doit se faire opéré d'une grave maladie en 1914, mais il continue à se  surmener, et  décède  à Thianges le 9 février 1916.

 .Roblin aurait sans doute fait une carrière brillante si la vie lui en avait laissé le temps: 20 ans après son décès on lui rend encore hommage .


 

lundi 6 juillet 2020

Vue de loin





 Jeudi  6 juillet 1916.
On se bat à Verdun et dans la Somme.
Au sommet de la tour Bohier, sur la cathédrale de Nevers, des jeunes gens scrutent l'horizon.

samedi 8 février 2020

Insoumis

 La carrière des Blandins, située sur le territoire de la commune d'Arleuf, est installée de 1916 à 1918 le long de la ligne d'intérêt local  Autun -Château-Chinon, au point kilométrique 35,800 : elle doit fournir là pierre destinée aux routes et voies ferrées  de la zone du front.


  La carrière est  équipée   d'un concasseur giratoire  dernier cri de marque anglaise, actionné par une machine à vapeur fixe de 120 CV ou par une installation  hydro-électrique  sur la rivière de la Motte de 170 CV qui alimente également l'éclairage  L'installation  a été conçue pour. produire au moins 200 tonnes de pierre  cassée par jour, et sa marche nécessite  le travail de 40 personnes.







  Si les documents officiels parlent "d 'ouvriers" exploitant la carrière, la réalité du terrain- au moins pendant la periode 1916-1919- est tout autre.
   L'endroit  est en effet  connu aussi sous le nom de "Bagne d'Arleuf" ou d"'Atelier 59" .
  En 1916 c'est d'abord un camp de prisonniers allemands.  A partir de 1917 ceux ci sont remplacés  par  100 à 200 prisonniers français,   qui sont soit des "droit commun",  soit des condamnés  par la justice militaire,   comme les objecteurs de conscience  et les  réfractaires ou "insoumis" , c'est à dire des soldats  refusant de poursuivre les combats dans l'enfer des tranchées. Tous sont logés dans les baraquements  représentés sur la photo et placé sous la surveillance de gardes militaires, la seule obligation étant de les nourrir...Les Ponts et Chaussées  sous-traitent  les opérations  à un certain Pagani,  exploitant privé  sans doute bien content  d'avoir pu bénéficier d'une main d'oeuvre bon marché....

   Après la guerre  la carrière  ne répond plus aux besoins du temps de paix: il faut se remettre à payer la main d'oeuvre ! L'Etat en abandonne l'exploitation en 1923.  Il reste alors 18 000 tonnes de pierres concassées et inutilisées sur place.

 

samedi 31 août 2019

Tertiaire Bernamont



 
     Faustin Bernamont est né en 1869,à Sainte-Marie-Kerque, près de Calais.
     Après ses études de pharmacie, il s'établit d'abord  à Tourcoing.
     Il se marie en 1898  avec  Marguerite Tibeauts, de qui il aura neuf enfants (quatre garçons et cinq filles).


    Dans son officine trône une caisse enregistreuse  (la première installée  dans la ville ) qui calcule non seulement les recettes du jour, mais aussi les primes de fidélité offertes aux clients . Ce système de  primes pour tout achat lui amène une clientèle considérable. En 1908, il lance  la Tisane des Pères Français puis, en 1911, les  Pastilles de Sœur Louise.
On comprend que Bernamont est très pieux...  Il est " Tertiaire", au sens religieux du terme, c'est à dire un membre  d'un tiers-ordre, association de fidèles s'inspirant dans leur vie de la règle d'un ordre religieux ( sauf la chasteté , je présume..)  : ici, celui des  Franciscains . Fondé au 13ème siècle, et devenu depuis 1978 l'Ordre des Franciscains séculiers, c'est  le plus important en nombre avec ses 500 000 membres.


la Famille Bernamont  vers 1920. Manque le fils ainé, Marcel, qui est à l'armée à Dunkerque.


 Il fait sa publicité par voie d'affiche, sur les tramways... et étend son commerce sur tout le Nord, la Picardie et la région de Rouen.
 En 1914... patatras : c'est la guerre . Comme père de sept enfants, Bernamont est dispensé de service mais il ne peut  rejoindre sa ville de Tourcoing, située en zone envahie par les Allemands. Entre 1914 et 1916, c'est donc son épouse qui, aidée de deux emballeuses,  tient le commerce , avant de rejoindre son mari à Paris.
  M. Bernamont, qui doit tout redémarrer,  cherche alors  à reprendre  une affaire importante . Il jette  son dévolu sur la  pharmacie Coupechoux à Nevers, rue du Commerce.


 Appliquant les mêmes recettes qu'à Tourcoing, notamment un recours intensif à la publicité et la commercialisation de ses "spécialités",  il voit son chiffre d'affaire augmenter de  40% dès la première année...et le succès ne se démentira pas durant les décennies suivantes.




publicité Bernamont parue dans le quotidien La Croix 

entre 1928 et 1935