dimanche 12 juin 2016

Occupés..

    Dans notre série: "Sur le pont de Loire",...ceux là, on ne les avait pas encore vus.


     Lors de la retraite de juin 1940, les ordres de l'Etat Major français concernant les ponts de Loire stipulaient que "Les destructions de ponts seront effectuées à la diligence des commandants de secteur.»
   La technique consistait à poser dans des niches creusées près des piles de chaque pont,cinq mines anti-char afin de souffler une ou plusieurs arches.
  A Nevers, le pont est défendu par des soldats sous le commandement du capitaine Laurent, qui a fait dégager les barricades pour laisser le passage aux civils et aux retardataires de sa division vers la rive gauche.
  A l'aube du 17 juin des automitrailleuses allemandes sont déjà positionnées  place Mossé  face au pont de Loire. On échange des coups de feu pendant une heure et demie. Puis  les automitrailleuses ennemies s’engagent sur le pont. Le capitaine du Génie attend un ordre pour déclencher l'explosion,. Mais plusieurs mines ont été déplacées et la mise à feu est impossible. A huit heures du matin, les Allemands prennent le contrôle d’un pont intact, dont la défense aura couté la vie à 15 soldats français.

Une stèle posée en 2010 commémore ce fait d'armes, fleurie le 17 juin par l' association la Nièvre aux Armées . On peut constater que les derniers défenseurs du "front de la Loire" étaient issus d'unités disparates


   Pendant l'occupation  la circulation sur le pont est surveillée par des soldats qui récupèrent pour son contrôle l'ancien batiment de l'Octroi.




  A la Libération,le Pont de Loire est sauvé par le groupe Homère du Maquis Mariaux: le 6 septembre 1944 ,ses membres, avec l'aide des pompiers de Nevers, et malgré la présence des allemands, réussissent à le déminer .

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